10/02/2011

Argentine un jour, Argentine toujours

Argentine un jour, Argentine toujours

Si je suis français de naissance, je suis également argentin de cœur. Ce pays, je l’ai arpenté pendant plusieurs mois il y a 7 ans de cela déjà, et j’en suis tombé amoureux, amour qui ne s’est jamais démenti depuis.
Cette passion, j’avais envie de la partager avec Hélène et Maria-Elisabeth, envie de leur montrer ce côté un peu fou-fou caractérisant les argentins et qui fait leur charme.
C’est mon 4e séjour en Argentine et je connais plutôt bien le pays; non, ma motivation principale n’était pas touristique mais sentimentale, c’était l’envie de revoir mes amis argentins, ma famille argentine devrais-je dire.

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Quelle est donc cette seconde famille? l’histoire serait trop longue à raconter, mais ils font partie de ce groupe de gens que l’on garde pour la vie, de ceux qui ont la main sur le cœur et qui ont sur vous aider au moment ou vous en aviez besoin, sans rien demander en retour. Pour les citer car ils le méritent: ma meilleure amie Caro en tête, sa sœur Juli, sa maman Marga, son pote Liber et toute sa famille. (che boluda, viste, sos protagonista! :) ). Tous étaient passés par Paris pour mon plus grand bonheur, et j’avais fait de même à Buenos Aires.
L’idée était donc de se retrouver tous ensemble pour le 31 décembre et de fêter l’évènement comme il se doit: une fin d’année et des retrouvailles, ça promettait!

Quel bonheur de nous revoir… :) Nous déposerons nos baluchons chez Marga, qui fidèle à sa gentillesse habituelle nous laissera son appart rien que pour nous. C’est pas la classe ça ? :)
Le 31 décembre sera chez la famille de Liber. Son papa, Luis, tient l’une des parrillas (= restaurant typique de viande argentine) les plus en vue de Buenos Aires. Autrement dit, niveau bouffe: il s’y connait. Et bien écoutez… un FESTIN, à s’en taper le cul par terre! Je crois bien qu’Hélène et moi avons repris 10 fois de la viande, et je n’exagère pas. La viande argentine est jusqu’à preuve du contraire la meilleure au monde, mais lorsqu’un maestro de la cuisine s’en mêle, on frôle l’extase. Pour digérer, quoi de mieux que de piquer une tête dans cette jolie piscine vous faisant de l‘œil au coin de la table? et oui, de l’autre côté du globe, il fait chaud pour les fêtes de fin d’année :)

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Les jours suivants seront plutôt tranquilles, Hélène visitant la capitale de son côté, Maria Elisabeth et moi passant plus de temps avec la joyeuse bande. Pour la suite, un tour de Buenos Aires en Marga-mobile: ça vaut son pesant de cacahuète et de bonne humeur, mais surtout ça contribue à vous faire aimer encore plus Buenos Aires si besoin était.

Et comme on ne pouvait tout de même pas rester sur Buenos Aires toute notre vie, il a bien fallu se décider à dire au revoir. Direction Puerto-Madryn et ses millions de pingouins, à 17h de bus de là. Pour ma part, je connais déjà, mais j’adore ces bestioles aussi stupides que drôles et je ne résiste pas à l’envie d’y retourner. Pas d’effet de surprise donc, mais difficile d’effacer des sourires béats en voyant ces milliers de « choses » se dandiner à quelques centimètres de vous.
Ces jours là furent également l’occasion de nous faire une petite frayeur: les commerces argentins demandent généralement du cash et seulement du cash, pour dormir, manger etc… seulement voilà, les distributeurs de TOUTE la ville étant vides…dur dur d’y faire face. Cela se produit chaque année parait-il, et je trouve ça aussi aberrent que marrant au final :) Enfin, maintenant…

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15h de bus plus tard, Marie-Elisabeth et moi nous retrouvons de l’autre côté de la Patagonie, proche de la frontière chilienne cette fois-ci. Hélène est quant à elle partie dans le sud, je préfère ne pas y aller, c’est cher et j’y avais déjà trainé mes guêtres.
Nous nous retrouvons donc dans la seule région argentine que je ne connaissais pas jusqu’alors. Dans l’ordre des villages/villes visités: Esquel, El Bolson (ou Hélène nous rejoindra), Bariloche et enfin Villa la Angostura. Cette région est blindée de parcs naturels et de villes « hippies ».

Les paysages ici sont sublimes, pour peu que l’on marche un petit moment, il est facile de tomber sur des merveilles de la nature, sans croiser âme qui vive. Nos journées seront donc essentiellement consacrées au vagabondage champêtre et à l’incessante découverte de Dame Nature. Il y a tout de même du mauvais là dedans, même si ça se défend: ces parcs naturels sont bien entendu protégés et comme tels, il y a un droit d’entrée à payer, ce qui ne me gène pas en soi. Là ou ça me gonfle c’est de faire la différence argentins/étrangers, et que ce dernier paye entre 3 et 4 fois plus cher.

Quant aux villes de El Bolson et de Bariloche que beaucoup d’argentins élèvent au stade de merveille du monde…je les aient trouvé à chier et nous sommes 3 à avoir eu cette opinion là! Du monde partout, rien à voir dans les villes elles-mêmes, obligé de prendre un bus bondé pour aller faire la moindre attraction à proximité….non, franchement à éviter, sauf si vous aimez le ski ou là, ça vaut le coup j’imagine.

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Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas respecter l’ordre chronologique de ce blog.
C’est en fait depuis Bariloche que Maria-Elisabeth retournera au Paraguay et que nous passerons la frontière chilienne avec la frangine; en bus. Deux semaines de Chili que je vous conterai dans le prochain article. Mais je profite du moment présent pour vous dire que nous sommes retournés en Argentine pour une semaine supplémentaire, mais cette fois-ci dans la région nord, ma préférée, la plus belle. Manque de chance à l’heure ou je vous écrit, je n’ai pas toutes les photos sous la main, celles des plus beaux paysages…les plus curieux d’entre vous devront donc revenir plus pour les voir :) .

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Dans le nord de l’Argentine, je resterai à Salta, ma ville préférée. Ici les gens sont majoritairement typés ayant des origines Incas, tout à Salta sent bon la tranquillité et la douceur de vivre. Sauf le marché :) .
Nous louerons une voiture pour nous rapprocher de la frontière bolivienne et découvrir (enfin, re-découvrir) ces paysages toujours aussi enchanteurs, parmi les plus beaux que je connaisse. Le temps n’est pas forcément toujours au beau fixe, mais étant très variable, cela ne nous empêchera pas d’en prendre plein les yeux.
Si je devais conseiller ne serais-ce qu’une seule région en Argentine, ça serait sans aucun doute celle-ci.

Alors certes cet article n’est pas très descriptif de l’Argentine, car j’étais plus venu par sentiment que par curiosité. Quoi qu’il en soit, je pense de toute façon qu’un pays comme celui-ci ne se raconte pas, il se vit.
Il y a ici ce je-ne-sais-quoi qui nous manque en Europe, une certaine ferveur, une fureur de vivre qui fait que l’on sent se pays bouger en permanence. Cette ferveur se transforme parfois en exagération (football en tête), mais après quel mal y a-t-il à cela? Je repars une nouvelle fois d’Argentine un peu triste, mais je sais dores et déjà que j’y reviendrai. Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience :)

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