07/01/2011

Paraguay: en deux mots

Paraguay: en deux mots

Cet article sur le Paraguay sera vraiment court, non que le pays soit inintéressant, loin s’en faut, mais surtout parce que cette étape de mon parcours avait un but plus personnel qu’habituellement, ce qui de fait n’a pas grand chose à faire sur ce blog relatif au Voyage :)

En effet, je ne découvre pas vraiment le Paraguay, j’y avais déjà mis les pieds l’année dernière en solo et y avait notamment rencontré ma petite amie :) . Le Paraguay était donc une étape aussi incontournable qu’attendue après quelques mois de vadrouille.

Voir toutes les photos du Paraguay (y’en a que 4 cette fois-ci ! :) )

Le temps de deux semaines environ, j’ai donc mis entre parenthèses ma découverte de nouveaux horizons.

Ma connaissance du pays se limite essentiellement à Asunción, la capitale. Ce pays souffre d’un manque de notoriété flagrante et ne fait de toute façon pas partie des destinations à la mode. Une preuve parmi tant d’autres:  le Guide du Routard que l’on pourrait élever au rang d’Institution Nationale n’existe même pas pour le Paraguay.

Avant de refermer cette brève page, je ne peux m’empêcher de vous décrire, vu de mon perron, le Paraguay actuel: la violence est au moins aussi omniprésente que la corruption (police en tête), les gens ont tous peur les uns des autres, la méfiance est de mise à toute heure du jour et de la nuit. Charmant, non? On comprendra donc aisément le manque de touristes.

Chaque fois que vous demandez une carte des environs, on prend toujours bien soin de vous rayer une zone nommée « Chacarita » et l’on vous explique expressément qu’il ne faut pas y mettre le moindre orteil, sous peine de vous le faire couper et/ou de vous faire dépouiller.
Asunción est somme toute une petite capitale, son centre est charmant…de jour. La nuit, ceux que l’on appelle joliment les « piranhas » s’y baladent parfois et à en croire les locaux, il vaut mieux les éviter. Il s’agit de groupes d’enfants, chacun âgés d’une dizaine d’années et qui vous bastonnent avant de s’enfuir en tout sens. Rapides et efficaces, ils sont mineurs et ne risquent pas grand-chose. Heureusement pour nous, partout ou presque, des compagnies de sécurité privées sèment des plantons armés des fusils à pompe et autres joujoux du genre…

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Mais le Paraguay ça n’est pas que ça, c’est aussi l’authenticité, non pas au niveau textile ou tout n’est que contrefaçon, mais au niveau humain. Car ici voyez vous, il existe deux langues officielles: l’espagnol et le guarani, langue indigène encore parlée par la plupart des gens, qu’ils soient descendants des espagnols ou des peuplades locales.
Il y a une vingtaine d’année, le régime dictatorial de l’époque avait interdit l’apprentissage et l’utilisation du guarani. Visiblement raté et c’est tant mieux, car ça sonne joliment!

L’intérieur du pays est difficile d’accès et réservé à de vrais baroudeurs ou de vrais curieux, pas de sentiers tout faits, pas d‘industrie touristique. C’est un pays encore à découvrir, la preuve en est ces indiens qui il y a un an, étaient sortis des bois pour attaquer un engin mécanique débardant leur forêt; l’attaque avait comme il se doit eu lieu … à l’arc et aux lances.

Allez, je clos ici ce chapitre et vous donne rendez-vous très très vite pour un noël au Pérou!

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